Archives mensuelles : décembre 2014

[COMPTE-RENDU] – Masterclass avec Marcin Iwinski

Pour ma seconde Masterclass, j’ai eu la chance d’être assez bien placé pour écouter parler Monsieur Marcin Iwinski. Si ce nom ne vous parle pas beaucoup c’est probablement normal, mais si on l’associe à ce nom un peu barbareThe Witcher… là ça commence à prendre forme. Oui Marcin Iwinski n’est autre que le co-fondateur de CD Projekt et l’un des papas de The Witcher, l’une des série de RPG sur PC les plus connues de cette dernière décennie.

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Par rapport à ma première Masterclass avec Greg Zeschuk qui est aussi un grand nom du jeu vidéo, on peut dire que Marcin Iwinski n’a pas autant de sorties à son tableau de chasse, cependant il reste selon moi une personne qui a le mieux su s’adapter au marché délicat du jeu vidéo dans les années 80.
Rappel des faits rapidement, les années 80, il y a un truc qu’on appelle le rideau de fer. Vous savez cette ligne plus ou moins imaginaire qui va diviser l’Europe en deux jusqu’en 1989 ? Sauf que le petit Marcin Iwinski à l’époque se trouve du côté Est, en Pologne.

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Le début de son (long) discours (oui il parle pas mal le monsieur) nous explique donc comment lorsqu’il était ado, il « échangeait » les jeux vidéo sous le manteau sur la place du marché avec 90% des gamers de l’époque, dans un monde où beaucoup de choses sont « contrôlées ».
Faisons un saut en 1994, date à laquelle Marcin Iwinski et son pote Michał Kiciński se disent qu’ils veulent bosser dans le jeu vidéo et montent donc une petite boite qui se nomme CD Projekt. A l’époque ce n’est pas grand-chose mais en 1998, un petit jeu du nom de Baldur’s Gate sort et les petit gars de CD Projekt se disent qu’ils vont distribuer le jeu en Pologne.
Mais comment toucher le marché du jeu vidéo polonais qui est piraté à 90% ? Et bien Marcin Iwinski et son pote ont une idée qui va leur faire gagner une notoriété incroyable. Ils engagent des « voix » connues et vont localiser intégralement le jeu en polonais (ce qui pour l’époque est un boulot de dingue).

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Un peu plus tard, Interplay développe une version console de Baldur’s Gate et CD Projekt se retrouve bloqué car le marché polonais est essentiellement PC, Interplay lance alors une blague à Marcin Iwinski et Michał Kiciński en disant « faite votre propre jeu ». Ce à quoi ils répondent « Ben en fait…. ouais ».

Witcher prend alors la voie du développement et prendra 5 ans à sortir, car personne dans l’équipe ne sais vraiment comment développer un jeu vidéo. Heureusement en 2007, le jeu voit le jour et est un franc succès !

GOG

2008 : encore une date phare pour Marcin Iwinski qui a l’idée de monter une plateforme de distribution nommée GoG.com qui propose de distribuer des vieux jeux mais bons jeux à bas prix (Good Old Games). Leur slogan de l’époque sera juste superbe :

« Nous vendons les jeux piratés moins cher que les pirates ».
GoG.com fonctionne bien mais pour buzzer un peu plus à travers le monde, Marcin Iwinski va avoir une idée un peu tordue mais qui révèle bien l’ambiance générale de CD Projekt à mon sens. En Septembre 2010, le site va annoncer sa fermeture sans avertissement. En peu de temps Internet s’enflamme, l’information fait écho à travers le monde, les fans du site se suicident (enfin pas vraiment mais bon)…
Quelques jours après, le site réapparait avec des excuses expliquant qu’étant un petit site de jeu, un coup de pub du genre était le bienvenu ce qui était assez osé mais tellement fun (à mon sens). Marcin Iwinski va d’ailleurs faire diffuser cette vidéo sur le net pour montrer à quelle point ils sont quand même barges ces gens-là.

Par la suite, The Witcher 2 trouve son succès à sa sortie, avec un nouveau moteur graphique que CD Projekt a développé. Le jeu reste très proche de la série de livre dont il est tiré, et dans l’ambiance même nous retrouvons un caractère très polonais, dans les décors, la musique et le bestiaire.
Aujourd’hui, The Witcher 3 est extrêmement attendu et sera disponible en 2015, avec des ambitions revues à la hausse, comme une carte 35 fois plus grande mais qui sera bien utilisée pour la quête principale. Marcin Iwinski nous indique qu’il y aura une espèce de previously au début de chaque chargement afin de savoir où l’on doit se diriger à chaque fois (idée que je trouve tout simplement fantastique !).

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Après 2015, le futur nous mènera à Cyberpunk 2077 dont nous n’avons eu que peu d’infos malheureusement mais bon il reste toujours ce (vieux) trailer à se mettre sous la dent.

Une soirée à la fois courte mais tellement enrichissante, les Masterclass sont vraiment des pépites à chaque fois. Un grand merci à la cité des sciences, ainsi qu’à Orange et Jeux Vidéo Magazine pour cette idée vraiment magique !

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Enjoy !

Zephiriel

[Test] – Lords of the Fallen – PS4

Il y a une blague récurrente à mon sujet lorsque je parle avec Offblink ou Johncouscous, c’est que dès qu’un jeu qui contient les mots Dark, Souls, Dragon, Lord, Magic (et tout ce qui touche au champ lexical du genre) c’est un jeu que je vais forcément vouloir faire. Et pour le moment cette blague fait loi pour beaucoup de jeux auxquels je joue. Et Lords of the Fallen ne fait pas exception !

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Chef j’ai une idée, si on faisait comme Dark Souls ?

Ok, pour ceux qui le savent pas, j’ai un véritable amour pour la série des Souls, j’ai passé des centaines d’heures sur les trois opus, et je ne suis pas peu fier d’avoir les trois platines dans la poche. Donc effectivement, lorsque j’ai vu que Lords of the Fallen était un essai dans le genre des Souls, j’ai très vite été excité comme un gosse à Noël en me disant qu’en attendant Bloodborne, je pourrais me faire un peu plaisir. Et là c’est le drame.
J’ai lancé Lords of the Fallen un soir de disette, j’avais envie d’une nouvelle histoire, d’une nouvelle découverte, j’étais jeune, fougueux, et un peu inconscient… c’est donc la main tremblante que j’insère le jeu dans la console et que je prend la manette en main. Le jeu me demande de choisir ma classe, le guerrier est évidement ma priorité pour ce genre de jeu (entre clerc et voleur). Je veux une grosse épée (un truc un compenser), un gros bouclier et des ennemis à écraser. On me demande de choisir une école de magie, je prend n’importe quoi, je m’en fiche, la magie c’est pour les faibles !
Le jeu commence donc sur une cinématique vraiment badass, et je peux enfin prendre possession de mon personnage. Niveau gameplay je ne suis pas du tout perdu, c’est du Souls à 200%, toutes les touches sont identiques, c’est agréable à tous les points de vue. Le jeu est vraiment beau, les premiers décors sont dans le style Dark fantasy c’est un genre que je kiffe et on trouve même des inspirations à la Castlevania Lords of Shadow, bref ça n’augure que des bonnes choses ! Premier combat, je me rend compte d’un bug ou deux niveau collision mais rien de grave. La prise en main n’est pas ouf, le personnage est un peu lent mais rien de grave du moins jusqu’à ce que je tente une roulade pour esquiver un coup… ha ouais… genre tu es vraiment lent Harkyn… ok je vais éviter les roulades après tout le bouclier est là pour ça.
Après un peu plus d’une heure à prendre mon temps, je tombe contre un boss, je suis chaud comme la braise, c’est le moment que je kiffe le plus dans les Souls, et comme j’ai un jeu qui souhaite s’en rapprocher le plus possible je jubile un peu.
Et là je déchante d’un coup.

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Non mais Chef c’est une super idée, on fait un Dark Souls mais en moins bien !

Le boss fonctionne avec un pattern simple, normal on me dira, mais bordel je ne peux quasiment pas le toucher, et je lui enlève pas de vie… et mais pourquoi là j’ai pas fait de dégâts ? Et putain mais cette caméra de merde là !!!!
Voilà ma première expérience d’une longue série…
Je ne vais pas juste décharger ma frustration sur le jeu, mais il est clair que CI Games et Dark13 ont tenté de faire un genre de jeu qu’ils ne maîtrisent pas du tout. Le gameplay est certes au rendez-vous, comme je le disais, on retrouve ses marques sans problème. Vous pouvez faire évoluer votre personnage dans le sens dont vous avez envie, vers le type de magie qui vous plait sans problème. Les armures et les armes du jeu sont vraiment superbes, le loot est généreux est c’est très agréable, mais le fond du jeu ne suit pas la donne.
Les combats sont exigeants mais laborieux, la caméra est vraiment chiante, il n’y a pas d’autres mots, le lock des ennemis est d’une lenteur incroyable et par moment juste illogique au possible (quand ce n’est tout simplement pas illisible).
Et les combats contre les boss sont une véritable torture, mais pas comme on le souhaiterais. Les fenêtres pendant lesquelles les boss sont vulnérables sont vraiment trop courtes, et quand on n’est pas victime d’un bug, les dégâts sont ridicules. Chaque boss demande donc trop de temps, pas de la patience dans le sens stratégique, mais plutôt de l’impatiente dans le sens illogique.

Un décor de Dark postale !

Niveau graphique, on ne peut pas reprocher grand chose à Lords of the Fallen, c’est vraiment très beau, les décors sont soignés, comme je le disais le style Dark Fantasy est vraiment présent et le design de certains monstres donne vraiment envie d’en découdre. Les ambiances à la Lords of Shadow sont très très cools bref une réussite. Seul bémol, c’est un poil trop répétitif, on voit toujours les mêmes décors,ce qui rend par moment la lisibilité un peu confuse et quelques baisses de framerate, mais apparemment ce n’est que sur PS4 donc bon ce n’est pas très grave.
Niveau musique, c’est superbe et les bruitages sont parfaits aussi. Seuls les doublages qu’ils soient en français (beurk) ou en VO sont vraiment ratés… ajouté à ça des PNJ qui sont juste inutiles et qui surjouent totalement chaque dialogue, ça parait bizarre quand on parle de personnages animés mais par moment on dirait des héros de sentaï qui parlent, vous savez ceux qui bouge la tête pour vous indiquer qu’ils sont en train de parler.

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Durée de vie et platine !

Bon il faut compter entre une quinzaine et vingtaine d’heures pour finir un premier run du jeu donc rien de bien extraordinaire non plus. Vous pourrez bien entendu enchaîner les NG+ pour vous faire un peu plus de mal, ce qui devrait vous faire 3 fois pour avoir le platine.

Vous en pensez quoi Chef ?

Ben j’en pense que je suis vraiment déçu, Lord of the Fallen n’est pas foncièrement un mauvais jeu, mais il souffre d’un mauvais genre et d’une mauvaise comparaison. Il aurait pu être un Action/RPG un peu moins orienté vers les Souls, peut-être un peu plus arcade ou casual et on aurait dans ce cas un bon jeu. Mais vouloir le mettre dans un genre que possèdent déjà les meilleurs c’était un peu dur.
En clair, si vous avez déjà fini les Souls je vous conseille de passer votre chemin. Si vous n’avez pas fait la série des Souls, préférez lancer un bon Dark Souls.

Enjoy ! (ou pas)

Zephiriel

[Test] – Terraria – PS4

Sorti sur PC en 2011 grâce à Re-Logic et ayant été depuis décliné sur quasi tous les supports existants, Terraria s’est largement fais une place dans les sacro saints jeux bac à sable sans scénarii dans lesquels vous perdez votre meuf/boulot/vie (non ne rayez pas les mentions c’est dans cette ordre-là). Aujourd’hui nous avons une mouture PS4 entre les mains, qu’est-ce que ça donne ? Ben c’est plutôt cool.

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Bonne pioche ?

Pour débuter, sachez que je m’étais toujours interdit ce genre de jeu. Lorsque j’ai vu Minecraft sortir en 2009, je me suis clairement dit « si je clique sur yes je suis mort » (deux ans après je tombais dans Star Wars : The Old Republic mais c’est une autre histoire).
Bon sinon Terraria en deux mot c’est quoi ? C’est un sandbox dans lequel vous allez devoir explorer les sous-sols de la terre pour trouver de quoi crafter des armes qui vous serviront à péter la gueule à des monstres. Bon dit comme ça c’est ultra réducteur donc je vais développer un peu.
Tout d’abord le jeu vous demande de créer un avatar, choisissez votre sexe, la couleur de vos cheveux et de vos chaussettes n’aura qu’un impact vraiment minime dans le jeu (à part dans le cas d’un multi et encore…). Ensuite le jeu demande si vous êtes un « vrai » donc si vous voulez jouer en hardcore, là je dis « bien sûr je suis un ouf » !!! Trois minutes après, lorsque je refais mon personnage je me dis que débuter en normal ne serait pas si mal que ça en fait. Enfin, la taille de la map, cela va donner la taille de votre monde évidement ce qui va influencer le nombre de cavernes et autres donjons. Le jeu commence et après avoir fait le tutorial qui est vraiment très clair, on reproduit donc les premiers pas du jeu à savoir couper du bois et briser un peu de roche afin de crafter nos premiers éléments.

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Un pixel après l’autre.

Parce que dehors c’est le meilleur moyen de mourir en boucle et que l’épée de départ n’est pas si pratique que ça je décide donc de construire ma première maison. J’empile un morceau de bois puis un autre et un autre… etc et je me retrouve avec deux murs et un plafond. J’ajoute une porte et recouvre le fond et bim, ma maison est créée la classe. Aussi simple que ça ? Yep pas besoin de plan j’ai tout dans la tête je suis un ouf malade. Une fois la maison finie vous allez voir que des PNJ vont s’incruster comme dans mecs dans une soirée. Les PNJs vont vous permettre d’avoir des armes supplémentaires, de la magie… etc
Après cette première réussite je me dis qu’avoir une cave c’est plutôt la classe et je commence à creuser, et au fur et à mesure de mon forage, je me rends compte que le monde est assez profond bordel. Et là je touche au coeur du jeu. En effet Terraria va vous permettre de creuser de plus en plus profond comme un nain avide du seigneur des anneaux.
Et si vous pensez au Balrog en lisant cette phrase, sachez qu’il y a de grandes chances pour que vous tombiez dessus lors de vos fouilles. Parce plus on va profondément dans Terraria, plus les récompenses sont grandes, mais les rencontres de plus en plus dangereuses. Les monstres seront de plus en plus balaises ce qui vous obligera à fabriquer toutes sortes d’armes pour vous défendre, épée, arcs, flingues et même de quoi vous prendre pour un Jedi apparemment.

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Le jeu de rôle de bac à sable.

Oui parce que derrière tout cela, la dimension RPG est vraiment présente, enfin je parle plus d’action-RPG puisqu’il s’agit plus d’un côté équipement pur que d’augmentation de caractéristiques. Cependant bien s’équiper avant de partir en fouille est super important, puisque les zones étant bien évidemment de plus en plus profondes, les ennemis seront de plus en plus féroces et du coup les récompenses seront bien évidemment de tailles.
Avec un peu de chance il est même possible de récupérer des objets plus rares qui permettent d’augmenter les points de vie, de sauter plus haut… etc. une aubaine dans ce cas-là. Le seul vrai problème du jeu est sa maniabilité sur les combats au corps à corps qui sont par moment un vrai calvaire.

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Le dernier trou.

Terraria fait partie de ces jeux dont il est impossible d’en voir le bout, ceux qui ne sont limités que par votre imagination. Tout étant de base possible dans le jeu avec juste le bon matos et du temps. Je valide totalement ce type de jeu et je ne peux que vous encourager à y mettre un doigt (sachant que le bras viendra avec).

Note 16/20

Enjoy !

Zephiriel

[GN] – Team Break – Escape Room

Bon normalement je précise que c’est pas un GN, mais là pour le coup on peut dire que Team Break met vraiment les petits détails en place pour s’en rapprocher.

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Après les deux premières Escape Room, je peux dire que ma Team est devenue un peu accro, donc nous avons décidé de partir pour une troisième mission du genre avec Team Break. Arrivés sur place, ça déconne pas du tout ! On n’est pas rentrés dans le bâtiment qu’on nous demande déjà un mot de passe ! On galère un peu à le trouver puis nous sommes reçus un peu à l’arrache mais ça fait partie du charme.
On nous demande de choisir un chef et une fois la surprise passée (oui c’est bizarre de devoir choisir un chef, surtout que normalement c’est moi le chef et que là on a décidé que non…) nous désignons Johncouscous comme chef, qui prendra du coup le rôle du scientifique pendant que les trois autres seront les soldats.
Et là, la dimension GN commence à rentrer un peu, on nous remet même des costumes (une blouse et 3 veste de treillis) pour l’ambiance. Puis notre interlocuteur nous informe du titre de l’Escape Room qui est Mission Impossible, de quoi nous motiver un peu plus.

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A partir de là je ne peux bien évidemment pas en dire plus, mais sachez que l’ambiance et les énigmes de cette Escape Room sont vraiment très variées et très bien pensées ! Le stress monte très vite et la réflexion à plusieurs est vraiment encore plus à sa place ici.

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Globalement sur les trois Escape Room que nous avons testées voici mon ordre de préférence (avec les timing que nous avons fait) :
1-La pièce (46 min) pour son ambiance particulière et ses surprises inattendues.
2-Team Break (54 min) pour ses énigmes bien pensées et le team work.
3-Prizoners (1h02) ce n’est pas parce qu’on a « perdu » que c’est la dernière mais juste par élimination. L’ambiance de Prizoners est vraiment excellente et vaut vraiment le détour !

L’Escape Room c’est bon mangez-en !!!

Enjoy !

Zephiriel

[News JdP] – Abyss Extension : Black Pearl

Rien à voir avec le bateau de Pirates des caraïbes, donc ne vous attendez pas à voir Jack Sparrow venir foutre la merde dans vos parties. Non Abyss : Black Pearl est l’extension annoncée par Bombyx pour le (très bon) jeu de plateau Abyss dont je vous parlais il y a peu de temps.

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Donc cette extension fera la part belle aux Perles Noires (ouais je sais truc de dingue, le titre tout ça…) qui serviront apparemment à accélérer vos recrutements de seigneur mais seront aussi des points de malus en fin de partie. Une espèce de corruption en fait puisqu’une nouvelle Guilde nommée les « contrebandiers » vous servira à blanchir ces perles noires ou du moins à les faire disparaître en les donnant à vos adversaires.
Evidemment nous aurons le droit à de nouveaux lieux qui seront apparemment dangereux mais qui peuvent récompenser les joueurs les plus téméraires… Seule votre stratégie pourra faire la différence lors de ces futures parties.

D’autres petites choses seront prévues pour l’extension, des sentinelles qui apparemment pourraient vous permettre de réserver des seigneurs, de nouveaux seigneurs pour les guildes existantes, de nouveaux alliés (apparemment multicolores)… bref un vrai plaisir en perspective !!
Seul point noir pour le moment, la date de sortie prévue en septembre 2015… et ouais.

L’extension est réglée, préparée et équilibrée, ne reste plus que les superbes illustrations de Xavier Colette !

Petite info aussi concernant l’illustrateur, puisqu’un Artbook est en préparation, ce à quoi je dis : DO. FUCKING. WANT !!!

Faites aussi un tour par le site de de Xavier Colette qui est vraiment hallucinant :

Catwoman Xavier Colette

Enjoy !

Zephiriel

[Test] – DeadCore – PC

Dans le monde des FPS, trouver sa place n’est pas une mince affaire, entre les CoD/battlefield et autres, dès que l’on cherche à se démarquer un peu on a l’impression de faire tout de suite une copie conforme. Mais dans ce monde de fusils et de balles le petit studio Français 5 Bits Games a souhaité se rapprocher d’un genre un peu de niche le FPS type « puzzle-game ». Ont-ils trouvé la voie ?

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Un monde de plateformes.

Pour expliquer DeadCore en quelques mots, je dirai que c’est un crossover entre Portal et Quake III. Bon je vois déjà vos yeux hors de leurs orbites donc je vais tenter de développer tout ça avec un peu de sens.

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D’abord le but de DeadCore est de passer à travers les différents niveaux du jeu le plus rapidement possible. Dès que vous mourez, vous revenez au dernier checkpoint et repartez le plus rapidement possible à travers les différentes plateformes. Au début vous avez juste votre pine et votre double saut et évoluer à travers les premiers levels est une rigolade. Mais déjà vous êtes accro au jeu, visuellement, l’univers ultra futuriste vous balance les premiers codes visuels qui sont très importants, les plateformes bleues sont faites pour évoluer, les trucs de couleurs rouges sont en général pas cool… etc.
Vous prenez confiance, vous allez un peu plus vite et la sensation de bodyawarness est vite plaisante, ce qui est d’une importance sans égale pour ce type de jeu.

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Le futur sera au speedrunner.

Très rapidement vous avez un flingue qui vous permet de déclencher différents éléments du jeu, des plateformes, des ventilateurs, arrêt de laser…etc. Sur cette arme, un chrono vous fait comprendre que plus vite vous irez, meilleurs vous serez et là le fond du jeu prend forme, déclencher des interrupteurs à l’aide d’un gun, sauter de plateformes en plateformes sans tomber en évitant des lasers au bon timing… le crossover Portal/Quake prend tout son sens.
Le level design est fantastique, le chemin semble toujours être évident mais lorsque l’on y regarde de plus près plusieurs routes sont possibles, à vous alors de trouver celle qui vous semblera plus simple et plus rapide. Niveau son c’est un plaisir aussi, les musiques collent tout à fait à l’ambiance et vous plongent un peu plus dans ce futur de néons.

A faire et à refaire.

Deadcore est tout simplement addictif, les capacités s’ajoutant au fur et à mesure de la difficulté du jeu. Avec un mode de jeu spécialement conçu pour speedrunner qui vous fera vous arracher les cheveux, croyez moi quand je vous dis que vous n’en verrez pas le bout.
Petit prix mais gros jeu, c’est comme ça qu’on peut définir DeadCore.

Note 18/20

Enjoy !

Zephiriel

[Test] – Alien : Isolation PS4

Après un Aliens : Colonial Marines très mauvais, et avant ça un Alien versus Predator qui cassait pas des briques, SEGA se devait de réagir et de sortir un opus afin de faire oublier ses erreurs. Après avoir tenté de revenir sur le second film avec un scénario que l’on cherche encore à comprendre, les développeurs de chez Creative Assembly vont partir sur la base du film qui a lancé le succès de la franchise, Alien : Le huitième passager.

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The S.O.S.

Tout commence donc 14 ans après qu’une des femmes les plus badass de la galaxie se soit débarrassé de la créature qui a tué tout son équipage à bord du Nostromo. Nous suivons la fille d’Ellen Ripley, nommée Amanda, dont nous connaissons l’existence depuis le film de James Cameron, Aliens. Amanda Ripley donc, apprend qu’une station orbitale nommée Sevastopol aurait des informations concernant les événements qui ont mené à la disparition de sa mère sur le Nostromo. Bien évidemment tout ne se passe pas comme prévu et c’est dans une station en état de siège où tout le monde semble vous en vouloir à mort, aussi bien humain que synthétique avec au milieu un Alien de toute beauté.
Première chose qui vous met dans une ambiance assez flippante, lorsque vous lancez la partie, le jeu vous demande si vous avez une caméra et un micro branchés à la console afin d’avoir une « interaction direct » avec le jeu. Si vous faites du bruit dans votre pièce par exemple, le son se répercute en jeu, dévoilant ainsi votre présence à la créature qui vous pourchasse. De quoi faire retenir votre souffle lorsque vous êtes dans un placard. Malheureusement je n’ai pas les devices, donc je ne peux pas dire ce que ça fait mais j’aurais bien kiffé je pense. En parlant d’ambiance, c’est clairement un jeu qu’il faut jouer en éteignant toutes les lumières, mettez un scotch sur la manettes PS4 histoire de pas avoir un reflet dans votre télé, mettez un casque et montez le son un peu histoire de flipper à chaque bruit que vous pourrez entendre.

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No One can hear you scream…

Pour cet opus, Creative Assembly a pris un risque assez balaise en laissant totalement le côté FPS/Action de côté et en cherchant au maximum à faire comprendre au joueur que chaque rencontre peut être mortelle. Les humains peuvent vous tuer en 2-3 balles maximum, un synthétique est juste une horreur à tuer même avec un pistolet alors n’imaginez pas y arriver au corps à corps et enfin l’Alien est juste impossible à tuer (comme ça c’est réglé). En effet ce dernier fuira dès que vous serez un peu en « position de force » ce qui n’arrivera pas souvent en fait. Vous pourrez le faire fuir à coup de lance-flammes, le problème étant qu’il reviendra assez vite vous chasser et qu’il pourra même vous tendre des embuscades tandis que votre lance-flammes lui, n’est pas infini…
Le jeu met donc une grosse partie de l’ambiance autour de la créature, lui rendant un peu de sa gloire connue en tant que monstre terrorisant. La créature avait été assez malmenée à mon sens dans les différents films et jeux la reléguant juste au rang de monstre, certes mortel, mais plus chair à canon qu’autre chose. Dans cet opus, elle reprend un peu la place qu’elle avait trouvée dans le premier Film de Ridley Scott et c’est pas plus mal.
Donc vous voilà perdu dans cette immense station orbitale, tentant de survivre avec le peu de matos que vous avez et que vous trouvez, mais heureusement Amanda Ripley est une ingénieure hors pair et saura crafter pas mal de choses, comme des bombes EMP, des Pipes Bombs…etc pour l’aider dans sa survie. C’est d’ailleurs un petit point négatif à mon sens, le craft est un poil trop présent dans un jeu où seule la survie passe par la discrétion, mais rien ne vous empêche de ne pas l’utiliser ou du moins d’en minimiser l’utilisation.
D’ailleurs la façon de traverser le jeu peut-être vue de deux façons. Il est possible de la jouer le plus immersif possible, en marchant sans aucun bruit et de se cacher le plus possible pour passer incognito, se servant des armes que dans les cas les plus extrêmes. Ou bien de la jouer plus malin en courant à travers les couloirs faisant un bruit monstre mais de se cacher au dernier moment dans un placard ou autre et d’attendre que vos ennemis aient perdu votre traces. C’est une façon de faire, c’est risqué mais pourquoi pas.

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The perfect Oragnism.

Niveau technique, le jeu est suffisamment beau pour vous en mettre plein les yeux et les oreilles. Graphiquement, le style retrofutur du jeu est un régal, encore une fois le décor est un véritable hommage au film, le moindre couloir rappellera aux fans les couloirs du nostromo. Quant au son, c’est une pure merveille le moindre bruit fait référence au film, les portes qui s’ouvrent, le bruit de vos pas dans conduits d’aération, le cri de l’Alien… etc. La petite cerise sur le gâteau : le détecteur de mouvement qui se rapproche de celui que l’on voit dans le second film mais qui est encore un peu archaïque.
Quelques points un peu mitigés tout de même sur ce jeu, qui dispose d’un système de sauvegarde un peu trop rétro. Pas de checkpoint, pas de sauvegarde automatique, il faudrait trouver les points de sauvegarde et faire attention à ne pas finir entre les mains de l’Alien jusqu’au prochain point. Sur le fait je peux comprendre que ça rajoute à l’effet dramatique et la pression sur le joueur, mais par moment pourquoi en mettre 4 dans une section où il n’y a aucun danger et au contraire ne pas en mettre après avoir traversé 25-30 min de jeu assez hardcore… c’est vraiment frustrant.
D’autant que la longueur du jeu pourra faire grincer quelques dents… Il est rare de voir râler les joueurs pour un jeu qui est trop long, normalement on râle toujours parce qu’un jeu qui ne fait que 8-10 heures donne l’impression de ne pas en avoir pour son argent. Mais ici, vous lancez le jeu pour bien 20 heures, ce qui est vraiment trop long, surtout que certaines phases de jeu ne sont que des couloirs sans rien. Pire, cela donne l’impression que le scénario a été par moment « étiré » pour rallonger la durée de vie du jeu. Parce qu’honnêtement, passer quasi une heure de jeu à traverser des couloirs et différents ennemis pour tenter de rencontrer la personne qui pourra régler un problème majeur du jeu et qu’une fois devant elle la seule réponse obtenue est « Non » c’est vraiment agaçant.

Au final ?

Bon malgré ces quelques deniers points négatif, il faut être réaliste Alien : Isolation est un très bon jeu et qui plus est c’est un très bon jeu sur la licence comme nous n’en n’avions pas eu depuis longtemps. Rempli de fan service et d’une ambiance à vous rendre claustro, parano et cardiaque c’est clairement un jeu à faire si vous êtes fan et si vous aimez vous faire peur. Seule la durée de vie pourra vous faire reculer à l’achat, et les chasseurs de trophées en prendront pour leur grade avec un platine pas difficile à obtenir mais qui doit bien être proche des 35 heures de jeu.

Note : 13/20

Enjoy

Zephiriel