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[Test] – Alien : Isolation PS4

Après un Aliens : Colonial Marines très mauvais, et avant ça un Alien versus Predator qui cassait pas des briques, SEGA se devait de réagir et de sortir un opus afin de faire oublier ses erreurs. Après avoir tenté de revenir sur le second film avec un scénario que l’on cherche encore à comprendre, les développeurs de chez Creative Assembly vont partir sur la base du film qui a lancé le succès de la franchise, Alien : Le huitième passager.

Alien-Isolation titre

The S.O.S.

Tout commence donc 14 ans après qu’une des femmes les plus badass de la galaxie se soit débarrassé de la créature qui a tué tout son équipage à bord du Nostromo. Nous suivons la fille d’Ellen Ripley, nommée Amanda, dont nous connaissons l’existence depuis le film de James Cameron, Aliens. Amanda Ripley donc, apprend qu’une station orbitale nommée Sevastopol aurait des informations concernant les événements qui ont mené à la disparition de sa mère sur le Nostromo. Bien évidemment tout ne se passe pas comme prévu et c’est dans une station en état de siège où tout le monde semble vous en vouloir à mort, aussi bien humain que synthétique avec au milieu un Alien de toute beauté.
Première chose qui vous met dans une ambiance assez flippante, lorsque vous lancez la partie, le jeu vous demande si vous avez une caméra et un micro branchés à la console afin d’avoir une « interaction direct » avec le jeu. Si vous faites du bruit dans votre pièce par exemple, le son se répercute en jeu, dévoilant ainsi votre présence à la créature qui vous pourchasse. De quoi faire retenir votre souffle lorsque vous êtes dans un placard. Malheureusement je n’ai pas les devices, donc je ne peux pas dire ce que ça fait mais j’aurais bien kiffé je pense. En parlant d’ambiance, c’est clairement un jeu qu’il faut jouer en éteignant toutes les lumières, mettez un scotch sur la manettes PS4 histoire de pas avoir un reflet dans votre télé, mettez un casque et montez le son un peu histoire de flipper à chaque bruit que vous pourrez entendre.

alien isolation 1

No One can hear you scream…

Pour cet opus, Creative Assembly a pris un risque assez balaise en laissant totalement le côté FPS/Action de côté et en cherchant au maximum à faire comprendre au joueur que chaque rencontre peut être mortelle. Les humains peuvent vous tuer en 2-3 balles maximum, un synthétique est juste une horreur à tuer même avec un pistolet alors n’imaginez pas y arriver au corps à corps et enfin l’Alien est juste impossible à tuer (comme ça c’est réglé). En effet ce dernier fuira dès que vous serez un peu en « position de force » ce qui n’arrivera pas souvent en fait. Vous pourrez le faire fuir à coup de lance-flammes, le problème étant qu’il reviendra assez vite vous chasser et qu’il pourra même vous tendre des embuscades tandis que votre lance-flammes lui, n’est pas infini…
Le jeu met donc une grosse partie de l’ambiance autour de la créature, lui rendant un peu de sa gloire connue en tant que monstre terrorisant. La créature avait été assez malmenée à mon sens dans les différents films et jeux la reléguant juste au rang de monstre, certes mortel, mais plus chair à canon qu’autre chose. Dans cet opus, elle reprend un peu la place qu’elle avait trouvée dans le premier Film de Ridley Scott et c’est pas plus mal.
Donc vous voilà perdu dans cette immense station orbitale, tentant de survivre avec le peu de matos que vous avez et que vous trouvez, mais heureusement Amanda Ripley est une ingénieure hors pair et saura crafter pas mal de choses, comme des bombes EMP, des Pipes Bombs…etc pour l’aider dans sa survie. C’est d’ailleurs un petit point négatif à mon sens, le craft est un poil trop présent dans un jeu où seule la survie passe par la discrétion, mais rien ne vous empêche de ne pas l’utiliser ou du moins d’en minimiser l’utilisation.
D’ailleurs la façon de traverser le jeu peut-être vue de deux façons. Il est possible de la jouer le plus immersif possible, en marchant sans aucun bruit et de se cacher le plus possible pour passer incognito, se servant des armes que dans les cas les plus extrêmes. Ou bien de la jouer plus malin en courant à travers les couloirs faisant un bruit monstre mais de se cacher au dernier moment dans un placard ou autre et d’attendre que vos ennemis aient perdu votre traces. C’est une façon de faire, c’est risqué mais pourquoi pas.

Alien isolation 2

The perfect Oragnism.

Niveau technique, le jeu est suffisamment beau pour vous en mettre plein les yeux et les oreilles. Graphiquement, le style retrofutur du jeu est un régal, encore une fois le décor est un véritable hommage au film, le moindre couloir rappellera aux fans les couloirs du nostromo. Quant au son, c’est une pure merveille le moindre bruit fait référence au film, les portes qui s’ouvrent, le bruit de vos pas dans conduits d’aération, le cri de l’Alien… etc. La petite cerise sur le gâteau : le détecteur de mouvement qui se rapproche de celui que l’on voit dans le second film mais qui est encore un peu archaïque.
Quelques points un peu mitigés tout de même sur ce jeu, qui dispose d’un système de sauvegarde un peu trop rétro. Pas de checkpoint, pas de sauvegarde automatique, il faudrait trouver les points de sauvegarde et faire attention à ne pas finir entre les mains de l’Alien jusqu’au prochain point. Sur le fait je peux comprendre que ça rajoute à l’effet dramatique et la pression sur le joueur, mais par moment pourquoi en mettre 4 dans une section où il n’y a aucun danger et au contraire ne pas en mettre après avoir traversé 25-30 min de jeu assez hardcore… c’est vraiment frustrant.
D’autant que la longueur du jeu pourra faire grincer quelques dents… Il est rare de voir râler les joueurs pour un jeu qui est trop long, normalement on râle toujours parce qu’un jeu qui ne fait que 8-10 heures donne l’impression de ne pas en avoir pour son argent. Mais ici, vous lancez le jeu pour bien 20 heures, ce qui est vraiment trop long, surtout que certaines phases de jeu ne sont que des couloirs sans rien. Pire, cela donne l’impression que le scénario a été par moment « étiré » pour rallonger la durée de vie du jeu. Parce qu’honnêtement, passer quasi une heure de jeu à traverser des couloirs et différents ennemis pour tenter de rencontrer la personne qui pourra régler un problème majeur du jeu et qu’une fois devant elle la seule réponse obtenue est « Non » c’est vraiment agaçant.

Au final ?

Bon malgré ces quelques deniers points négatif, il faut être réaliste Alien : Isolation est un très bon jeu et qui plus est c’est un très bon jeu sur la licence comme nous n’en n’avions pas eu depuis longtemps. Rempli de fan service et d’une ambiance à vous rendre claustro, parano et cardiaque c’est clairement un jeu à faire si vous êtes fan et si vous aimez vous faire peur. Seule la durée de vie pourra vous faire reculer à l’achat, et les chasseurs de trophées en prendront pour leur grade avec un platine pas difficile à obtenir mais qui doit bien être proche des 35 heures de jeu.

Note : 13/20

Enjoy

Zephiriel

[JdP] – Legendary Encounters : An Alien Deck Building Game

Upper Deck est sûrement à ce jour l’un des plus grands distributeurs de cartes du monde, à l’origine créé en 1988 pour distribuer des cartes de Baseball, la compagnie s’est rapidement forgée une réputation autour de la qualité des cartes distribuées. A ce jour, elle distribue toutes les cartes de sport aux US avec le baseball, basket, football américain et hockey sur glace. Mais ce n’est pas tout, car ceux qui ont touché aux jeux de cartes à collectionner (JCC) de Wow, Yu-Gi‐Oh! et même Wakfu savent que leur éventail de produits s’agrandit. Et après avoir créé la série Legendary Marvel (et ses multiples extensions) en 2012, puis Legendary Villains, Upper Deck s’attaque à la licence Alien avec : Legendary Encounters.

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The Lost Colony.

Pour les non initiés, le deck building est un type de jeu assez particulier au contraire des JCC. Ici vous n’avez pas besoin d’acheter un maximum de cartes pour créer un seul deck pour affronter d’autres joueurs. Toutes les cartes nécessaires au jeu sont dans la boite de base et croyez moi quand je vous dis qu’avec les 600 cartes que constituent la boite de base vous en aurez plus que nécessaire. A chaque nouvelle partie, vous allez prendre un certain nombre de cartes que vous allez placer sur le plateau de jeu. Grace à votre deck de base qui contient 13 cartes (7 de ressources, 5 d’attaques et une de votre avatar) vous allez acheter d’autres cartes qui vont venir enrichir votre deck (en passant d’abord par la case défausse) au fur et à mesure des tours.
La première difficulté de ce type de jeu se trouve là, car il faut acheter pas mal de cartes pour se forger un deck utile et donc évitez d’en acheter trop car sinon vous allez « diluer » votre deck et ne plus avoir de mains assez fortes à chaque tour. Sachant que vous piochez 6 nouvelles cartes au début de votre tour et qu’elles seront toutes utilisées ou défaussées à la fin de celui-ci. Donc potentiellement, se retrouver avec plus de 40 cartes en fin de jeu demande 7 tours de jeu pour vider votre deck et ainsi réduit vos chances de tomber sur la carte qu’il vous faut au bon moment. Surtout qu’il est difficile de survivre dans ce jeu.

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They Mostly Comes at Night…

Et oui, parce qu’évidemment en face de vous il y a des Xenomorphes à combattre et à repousser, les joueurs devant jouer en coopération contre le jeu lui même. Au début de chaque tour, le joueur dont c’est le tour va placer face cachée une carte du Hive (comprenez la pile de carte d’aliens) dans la première des 5 pièces du Complex. Chaque nouvelle carte venant du hive va « pousser » la précédente et lorsqu’une des cartes arrive à la fin du Complex elle est révélée en Combat Zone et là elle inflige une carte de « Strike » à la fin du tour de chaque joueur tant que la créature n’est pas éliminée. Evidemment cette Combat Zone n’a pas de limite de créature, et vous piochez une carte Strike pour chaque créature présente, en sachant que les cartes Strike infligent entre 0 et 5 blessures et que vous avez au maximum 12 points de vie…. ça donne envie.

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Who’s Laying the Eggs ?

Le but du jeu, au delà bien évidemment de survivre, va varier suivant le type de missions que vous avez choisi en début de partie. Il est possible, et même conseillé, de faire des parties autour des 4 films, Alien : Le huitième passager vous enverra donc enquêter à l’aide des personnages du film, Ripley étant bien évidement le personnage récurrent, sur le Dereclit avant de vous faire survivre au monstre qui tue votre équipage. Aliens, quant à lui vous enverra en bon Marines sur la planète LV-426 pour trouver les colons disparus… et ainsi de suite pour Alien 3 et Alien Resurrection. Les personnages sont en rapport avec chaque film et les missions sont extrêmement biens faites au point de vous y croire. Par la suite si vous trouvez encore le jeu trop facile, il est possible de rajouter des Good et Evil Agendas, afin d’avoir des joueurs qui se retournent contre votre équipe et en cas de mort d’un des joueurs, il a la possibilité de prendre un deck spécial Alien, ce qui va vous rendre la tâche quasiment impossible.

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Au rapport soldat !

Contrairement aux autres jeux Legendary (Marvel et Villains) le jeu est vraiment difficile, je le compare à un Pandémie en niveau héroïque pour ceux qui connaissent. Pour le moment je suis à 13 défaites pour 15 parties. La difficulté peut certes rebuter au premier abord, mais plus on joue et plus la mécanique du deck building et la coopération entre les joueurs prend son sens. Chaque partie est alors intense rendant la victoire réellement épique et surtout méritée, parce que l’on perd souvent assez loin de la fin mais lorsque l’on gagne c’est vraiment de justesse !
Enfin, sachez qu’il est possible de mélanger les jeux Legendary, on peut donc rêver de voir Wolverine se taper contre une horde d’Alien et ça c’est juste la classe ! Chaque partie dure environ 45 min et le jeu est prévu pour 1 à 5 joueurs (et oui on peut jouer seul !!). La boite est cependant un peu cher, comptez 70€ en moyenne.

Enjoy !

Zephiriel