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[Test] – The Binding of Isaac : Rebirth – PS4 / Vita

Avec plus d’une centaine d’heures au compteur sur la version Steam, lorsque j’ai appris qu’une version PS4/Vita allait débarquer, c’était comme si c’était noël avant l’heure ! Edmund McMillen nous sort un petit chef-d’oeuvre avec les développeurs de chez Nicalis (les petits gars qui nous ont fait VVVVVV, à croire qu’ils aiment nous faire du mal avec leurs jeux….

Binding cover

Il est un peu grand ton sous-sol…

Isaac et sa Maman vivent tous seuls dans une petite maison sur la colline. Isaac aime dessiner et s’amuse avec ses jouets pendant que sa maman regarde une chaîne chrétienne à la télé. Leur vie est simple mais ils sont heureux ou du moins ils l’étaient jusqu’au jour à sa maman entend la voix de Dieu. Dieu demanda à la maman d’Isaac de lui prouver sa dévotion en sacrifiant son fils et pour éviter une fin aussi cruelle qu’inutile, Isaac s’échappa de justesse par la trappe menant à l’inquiétant sous-sol de sa maison.
C’est ainsi que l’intro de The Binding of Isaac : Rebirth vous fait comprendre que ce jeu va vous faire mal… très mal. Rebirth donc parce qu’il s’agit d’une nouvelle mouture de la version PC disponible sur Steam avec son DLC et bien évidemment des petits trucs en plus. Pour les deux du fond qui ne suivent jamais, sachez que The Binding of Isaac est un rogue-like, ça veut donc dire que ce jeu va être cruel avec vous, il va littéralement vous faire souffrir et en même temps faire souffrir votre manette. A la manière du premier Zelda sur Nes, vous allez contrôler Isaac dans des « donjons » remplis d’ennemis plus ou moins bizarres. Les commandes sont la simplicité même, un stick pour bouger, l’autre stick pour diriger vos « larmes » qui seront vos armes principales.
Chaque niveau que vous allez rencontrer a sa propre architecture qui sera bien évidemment totalement aléatoire, mais aura toujours trois éléments communs : D’abord, chaque pièce devra être nettoyée de ses ennemis pour passer à la suivante, ce qui peut amener des dilemmes intéressants (dois-je continuer à nettoyer le niveau ou me faire le boss tout de suite ?). Ensuite, chaque fin de niveau vous obligera à affronter un boss (voir plus par moment) qui vous lootera un objet pouvant aller de l’inutile à l’agréable et qui vous offrira un passage vers le niveau suivant. Enfin, chaque niveau aura au moins une salle avec un trésor qui sera fermé à clef. Oui je précise parce que obtenir la clé n’est pas sûr non plus à 100%, j’ai déjà eu droit à des runs où je n’ai pas looté une seule clé pendant 5 niveaux, ce qui signifie, pas de trésor donc un personnage faible et pas de marchand non plus… bref un run quasi impossible à finir.

Binding 2

Infanticide et humour noir.

L’univers de BoI:R n’est pas pour tout le monde, l’intro vous donne le ton mais c’est encore loin de la réalité, c’est sale, glauque et par moment carrément morbide, mais le design mignon adoucit les moeurs… en fait pas tant que ça. Chaque items que vous allez prendre va modifier la gueule de votre personnage, au début vous êtes un enfant tout nu dans une cave (ne pas sortir cette phrase de son contexte…) et lorsque vous prenez, je ne sais pas moi disons, un item en forme de pierre qui va augmenter vos dégâts, votre personnage va se retrouver avec une pierre enfoncée dans le crâne. Pareil pour l’item du cintre qui se retrouve au travers de la tête ou encore la cuillère en bois qui augmente votre vitesse avec les coups de cuillères à travers le corps qui sont visibles… On peut donc facilement imaginer les différentes modifications du perso en balançant des noms d’items comme médicament, clous, couronne d’épines, rasoir…. etc… etc…
Une ambiance vraiment violente donc, mais pas que dans l’aspect, dans la difficulté du jeu aussi. BoI:R va vous demander des nerfs d’acier et une patience à toute épreuve, parce que même si le wiki du jeu est très complet, il serait presque dire que c’est tricher d’aller y jeter un œil pour savoir qu’elles sont les effets de tel ou tel item avant de le prendre. Car oui, le jeu est punitif, une erreur de parcours, un instant de panique, une faute d’inattention en rentrant dans une salle et c’est un game over des plus cruels qui vous attend.
Mais en plus prendre un item peut être aussi une erreur, comme prendre une pilule sans en connaître l’effet peut la première fois vous augmenter votre jauge de vie, elle pourra dans le run suivant vous faire perdre votre dernier point de vie. Par moment vous aurez le choix de faire un pacte avec le diable, perdre un peu de votre vie maximum pour un objet qui peut vous avancer dans votre quête… choix cruel, finir le jeu avec 2 coeurs seulement sur les 3 de base (pour Isaac en tous cas) est un risque, vous n’aurez peut-être pas de quoi augmenter votre vie dans le run qui arrive….

Bon là tout de suite je suis dans la merde...

Bon là tout de suite je suis dans la merde…

Retour à l’uterus.

Par rapport à sa version PC, BoI:R a eu droit à un petit renouveau graphique, on est passé ici sur un style graphique un peu plus agréable à lire, très proche d’une ambiance 16 bits que tout le monde adore (forcément), chaque niveau arrive à retranscrire l’univers à la perfection. Les murs qui dégoulinent, les toiles d’araignées dans les coins et très souvent, des clins d’oeils bien agréables, comme un poster de Super Meat Boy ou carrément la chambre de Link avec le lit et le même tapis que dans la version Snes. Certaines salles ont même vu un changement architectural puisqu’il sera possible d’avoir des salles gigantesques qui seront remplies d’ennemis qui peuvent vous tirer dessus même si vous ne les voyez pas à l’écran… une horreur dans les derniers niveaux.
La version Rebirth apporte bien entendu une tripotée de nouveaux objets, des personnages supplémentaires à jouer, quelques nouveaux boss et que sais-je encore…. j’ai découvert une salle avec une machine à donation qui est bien pratique (elle permet d’augmenter le level du marchand entre autres…). Le seul point noir à tout ce changement est que l’on a le droit à une nouvelle bande son qui ne vaut pas celle de l’originale… mais seuls ceux qui ont connu l’ancienne pourront sentir un décalage, les nouveaux joueurs apprécieront très bien les musiques de ce nouvel opus.

Mommy ? Noooooooo

Au final je vais faire simple, The Binding of Isaac : Rebirth est sûrement l’un des jeux de l’année (si on peut le considérer comme un nouveau jeu bien évidemment) avec une version PS4 qui sublime le jeu et une version vita aux petits oignons. Et au vu du nombre de stream qui lui sont encore dédié à ce jour je pense que l’on peut conclure qu’il fait aussi l’unanimité pour beaucoup de joueurs. Très clairement, que vous soyez fan du genre rogue-like ou pas, c’est un jeu qu’il faut tester, pour l’ambiance, l’univers et le type de gameplay. Avec une replay value proche de l’infinie The Binding of Isaac : Rebirth est LE jeu que tout gamer devrait tester.

Mais finalement je m'en sors bien \o/

Mais finalement je m’en sors bien \o/

Enjoy !

Zephiriel